Période d'activité de Jean Chouan XVIIIe siècle (≈ 1850)
Résidence de la famille Cottereau
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean Cottereau (dit Jean Chouan) - Figure de la chouannerie
A vécu dans cette closerie
Pierre Cottereau - Père de Jean Chouan
Sabotier et faux-saunier itinérant
Origine et histoire du Musée de la chouannerie
La Closerie des Poiriers est un lieu-dit de Saint-Ouën-des-Toits (Mayenne), associé à la famille Cottereau, dite Famille Chouan. Bien que non explicitement citée dans les archives anciennes, cette closerie faisait probablement partie d’un village des Poiriers dépendant de la paroisse locale. Elle abritait notamment Jean Cottereau, alias Jean Chouan, figure emblématique de la résistance contre-révolutionnaire en Bas-Maine. Le site actuel, restauré pour évoquer son aspect du XVIIIe siècle, sert de musée sur la chouannerie, la Révolution et la paysannerie de l’époque.
Le musée se divise en espaces intérieurs et extérieurs. À l’intérieur, des salles exposent documents, vêtements d’époque et un film sur Jean Chouan, complétés par des reconstitutions de mobilier et d’outils. L’extérieur présente un jardin cultivé selon les méthodes du XVIIIe siècle, un four à pain, un puits, une hutte de charbonnier et une cabane de sabotier – activité exercée par les ancêtres de Jean Chouan, également faux-sauniers. Ces éléments illustrent le mode de vie rural et artisanal du Bas-Maine, région marquée par des techniques traditionnelles comme la couverture en aisseules (lattes de châtaignier).
L’architecture du lieu est remarquable pour sa toiture en aisseules, typique du Bas-Maine. Ces lattes de châtaignier, économiques et durables, résistaient aux intempéries et aux insectes. Leur profil effilé permettait un écoulement optimal des eaux et une résistance à la neige ou à la grêle. Retournées après usure, elles doublaient leur durée de vie. Cette technique, attestée depuis le Moyen Âge, contrastait avec les toitures en ardoise ou tuile, réservées aux élites urbaines ou rurales. La closerie incarne ainsi un patrimoine vernaculaire lié à l’histoire sociale et agricole de la région.